
💜🪨 Petit caillou atypique #135
Quand le thermomètre fait buguer le cerveau !
Il y a ceux qui trouvent qu’il fait un peu chaud.
Ceux qui pensent qu’il commence à faire frisquet.
Et puis il y a ceux pour qui trois degrés de trop ou de moins peuvent transformer une journée parfaitement ordinaire en véritable parcours du combattant !
🌸 Chez certaines personnes à haut potentiel intellectuel (HPI), particulièrement lorsqu’elles présentent une hypersensibilité sensorielle, les variations de température peuvent être difficiles à vivre.
Et parfois, le cerveau semble tout simplement décider de prendre sa journée !
🌸 Que se passe-t-il dans ces moments-là ?
Notre cerveau reçoit en permanence une quantité impressionnante d’informations : les bruits, les odeurs, la lumière, les sensations corporelles et, bien entendu, la température.
Chez les personnes particulièrement sensibles aux stimulations sensorielles, une chaleur étouffante ou un froid mordant peuvent ajouter une difficulté supplémentaire à un système nerveux déjà très sollicité.
L’inconfort prend alors beaucoup de place dans l’attention, au détriment de ce que l’on essaie de faire.
La concentration devient laborieuse, la patience fond comme neige au soleil, les émotions débordent plus facilement et la fatigue peut s’installer rapidement.
Certaines personnes décrivent même une sensation de brouillard mental, comme si leur cerveau refusait soudainement de coopérer.
Le fameux message intérieur : « Système momentanément indisponible, veuillez réessayer plus tard ! »
🌼 Et le HPI dans tout ça ?
Il est important de rappeler que toutes les personnes HPI ne présentent pas une hypersensibilité sensorielle.
Cette sensibilité peut également se retrouver chez des personnes autistes, TDAH ou présentant d’autres particularités de traitement sensoriel.
Les températures extrêmes ont d’ailleurs des effets sur les capacités cognitives de tout le monde, avec des différences importantes d’une personne à l’autre.
🌼 Alors, comment composer avec ce thermomètre parfois tyrannique ?
En apprenant à reconnaître ses propres seuils de tolérance.
En adaptant son environnement lorsque c’est possible, en anticipant les situations inconfortables et en s’accordant des pauses avant d’arriver à saturation.
Et aussi en comprenant que deux personnes exposées à une température identique peuvent vivre des expériences très différentes.
Car il existe une vraie différence entre ressentir une température et parvenir à la supporter.
Ce qui semble parfaitement anodin pour l’un peut mobiliser une énergie considérable chez l’autre.
Alors, si vous connaissez quelqu’un qui devient soudainement irritable, silencieux ou incapable de réfléchir dès que le thermomètre s’affole, pensez à regarder la température ambiante avant de lui demander ce qui lui prend !
Il se pourrait bien que quelques degrés de moins, ou de plus, suffisent à lui rendre son cerveau. 😉🪨💜
Cathy Monchéri
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