PETIT CAILLOU ATYPIQUE #127

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💜🪨 Petit caillou atypique #127

Être parent quand on est neuro-atypique, je crois que ça ressemble un peu à vivre avec des antennes sur la tête … sauf qu ‘on n’est pas toujours réglé sur la bonne fréquence 😅

Quand mes enfants étaient petits, j’avais l’impression d’avoir une sorte d’avantage invisible, comme un super pouvoir ! Je sentais tout, leur fatigue avant même qu’ils ne baillent, leur tristesse avant qu’ils ne pleurent. C’était presque troublant, parfois même bluffant, comme si j’étais branchée directement sur eux. Mais il y avait aussi ces autres moments, ceux qui déstabilisent davantage, parce qu’on ne les voit pas venir.

Je me souviens de ces discussions où je mettais mille nuances, mille mots pour essayer de comprendre, de relier, de créer du lien… et où je recevais en retour un simple « oui » ou « non » … Là où j’avais besoin d’explorer, eux avaient juste besoin que ça s’arrête. Là où je cherchais la connexion, ils cherchaient la tranquillité.…Et réciproquement 🤪

Et dans ces moments-là, ce n’est pas de l’incompréhension que je ressentais. C’était plus brutal que ça. Je me sentais bête. Vraiment bête. Comme si, encore une fois, j’en faisais trop.
Il y a eu aussi ces moments où ma propre neuro-atypie me rattrapait.
Des moments où je me sentais dépassée, submergée, trop fatiguée pour faire face comme je l’aurais voulu. Des moments où je n’avais plus les ressources, plus la disponibilité, plus la clarté.
Et là, une autre pensée s’invitait. Plus silencieuse, mais plus douloureuse.

« Et si je n’étais pas à la hauteur ? »
« Et si je n’étais pas faite pour ça ? »

Ce genre de pensées, on ne les dit pas facilement.
Parce qu’elles font honte. Parce qu’elles vont à l’encontre de l’image du parent aimant, présent, capable.
Mais elles existent.

🌸 On parle beaucoup de l’écoute chez les parents atypiques. On valorise cette capacité à capter, à ressentir, à anticiper. Mais on dit rarement que cette sensibilité peut aussi nous faire tomber à côté. Même avec nos propres enfants. Et ça, ça pique un peu.
Parce qu’au fond, on nourrit souvent cette illusion : celle que, grâce à notre fonctionnement, on devrait naturellement être raccord. Que ça devrait être fluide, évident, presque instinctif.
Mais ce n’est pas vrai.

Même quand ton enfant est atypique lui aussi, il ne fonctionne pas comme toi. Et parfois, c’est encore plus déroutant, parce que tu t’attendais justement à ce que ce soit plus simple.

🌸 Avec le temps, et aussi en découvrant les travaux de Jeanne Siaud-Facchin ou de Monique de Kermadec, j’ai commencé à comprendre autre chose. Le véritable enjeu n’est pas de comprendre parfaitement son enfant. C’est d’accepter qu’il y ait un écart. Et surtout, de ne pas chercher à le combler à tout prix. Parce que cet espace entre nous, celui qui nous échappe parfois… c’est aussi là que l’enfant respire, qu’il existe par lui-même, en dehors de nos projections.
Comme l’explique aussi Cécile Bost, mieux comprendre son propre fonctionnement permet de moins projeter sur l’autre. Et ça, ça change profondément la relation.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à être juste…
Je cherche à être là.

Présente, même quand je ne comprends pas. Présente, même quand je suis fatiguée. Présente, même quand je doute. Et finalement, peut-être que c’est ça, être parent.
Ce n’est pas d’être parfait ni même d’être toujours en phase.
C’est de continuer à rester en lien, même dans les moments où on a l’impression que rien ne va plus …
Parce que chacun fait de son mieux , et avec les bons outils de connaissance de soi, de sa neuro atypie, on avance plus léger , débarrassé de cette culpabilité asphyxiante, libre d’aimer tout simplement 💜

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Dépoussiérage du mental, apprentissage des outils de gestion de l’émotionnel et même organisationnel du quotidien neuro atypique !
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