PETIT CAILLOU ATYPIQUE #126

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💜🪨 Petit caillou atypique #126

Entrer dans un monde normé, quand on est neuro-atypique, ne consiste pas simplement à s’adapter. C’est bien souvent apprendre à tenir, à encaisser, à rester debout… parfois même à survivre.

Pendant longtemps, j’ai enchaîné les expériences professionnelles : l’hôpital, une maison des parents en cancérologie, une structure d’insertion… puis le statut d’indépendante. À chaque fois, pourtant, quelque chose ne trouvait pas sa place. Soit je me sentais profondément malheureuse, soit je ne comprenais pas vraiment le fonctionnement des autres, soit je me demandais, avec une sincérité désarmante, ce que je faisais là.

De l’extérieur, rien de tout cela n’était visible. On voyait une femme instable, quelqu’un qui change trop, qui ne tient pas en place. Peut-être même, aux yeux de certains, une personne paresseuse. La réalité était tout autre.

J’étais épuisée. Épuisée de passer autant d’heures dans un environnement qui ne me correspondait pas. Épuisée de fournir des efforts invisibles. Épuisée de masquer une partie de moi, sans même avoir conscience que je le faisais. Les seuls moments où je respirais un peu étaient ceux où personne n’attendait rien de moi.

Mon adolescence avait déjà posé les bases de ce fonctionnement. J’ai connu des déprimes profondes, des amours intenses, des chagrins à la même hauteur. Il y avait les fêtes, nombreuses, et puis ces moments de solitude, choisis, presque vitaux. J’écoutais Radio Nostalgie, j’écrivais beaucoup. Je faisais comme je pouvais, sans réellement savoir qui j’étais.

Puis, un jour, quelque chose a commencé à bouger. En me formant au développement personnel, notamment à la PNL, j’ai peu à peu mis du sens sur mon fonctionnement. J’ai commencé à comprendre, à respirer un peu mieux, et surtout à envisager une autre manière de travailler. Une manière plus libre, moins enfermée dans des cadres qui ne me correspondaient pas.

Et puis il y a eu ce moment clé : le diagnostic. Haut potentiel, TSA, TDA sans hyperactivité. J’avais 38 ans.

À partir de là, quelque chose s’est ouvert. Un espace plus respirable. J’ai pleuré, j’ai ri, et, contre toute attente, je me suis même réjouie.

Car au fond, le plus difficile n’a jamais été d’être qui je suis. Le plus douloureux a été d’être perçue comme quelqu’un que je ne suis pas, simplement parce que je fonctionne autrement.

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