
💜 🪨 PETIT CAILLOU ATYPIQUE #109
À quoi ressemblerait un monde sans neuro-atypiques ?
Essayons d’imaginer juste un instant.
Un monde dans lequel les cerveaux atypiques n’auraient jamais existé, ou il n’y aurait pas d’esprits qui pensent trop vite, pas de regards qui voient autrement, moins de sensibilités à fleur de peau, un monde où tous les cerveaux fonctionneraient à peu près de la même façon.
Ce serait sans doute un monde très stable, rassurant, un monde où les règles seraient claires, respectées, rarement questionnées.
Un monde où l’on ferait les choses « comme il faut » parce qu’elles ont toujours été faites ainsi.
Dans ce monde-là, les chemins seraient bien tracés.
Les idées avanceraient à un rythme régulier et les savoirs se transmettraient sans trop de secousses.
Mais quelque chose manquerait.
Il n’y aurait peut-être pas eu ces questions qui dérangent, secouent, interpellent…ces idées en avanc sur leur temps, ces liens inattendus entre des choses que personne n’avait pensé à relier.
Sans les neuro-atypiques, le monde aurait sans doute été plus prévisible.
Mais il aurait aussi été plus étroit.
Qui aurait osé imaginer autrement ? Qui aurait insisté quand tout le monde disait « ce n’est pas possible » ? Qui aurait passé des nuits à chercher, à créer, à comprendre, simplement parce qu’un détail ne collait pas ?
Les grandes avancées humaines sont souvent venues d’un pas de côté, d’un esprit qui ne rentrait pas tout à fait dans le cadre.
Ça dépend, ça dépasse 😬😅😂 🦓
Un monde sans neuro-atypiques aurait peut-être connu moins de chaos.
Mais il aurait aussi connu moins de ruptures fécondes, moins de visions nouvelles, moins de ponts entre les disciplines, entre les idées, entre les êtres.
Ce monde serait sûrement passé à côté de ces personnes capables de sentir avant de savoir, d’intuiter avant de prouver ou encore d’insister, de ne rien lâcher là où d’autres s’arrêtaient.
Bien sûr, ce monde aurait continué à fonctionner, il aurait produit, organisé, transmis.
Mais aurait-il rêvé autant ?
Les neuro-atypiques n’ont pas toujours été compris.
Souvent, ils ont été mis à l’écart et ils ont été contraints de se taire, de se fondre, de se faire petits.
Et pourtant, même dans l’ombre, ils ont laissé des traces dans les idées dans les œuvres, dans les manières de penser le vivant, le monde, et les autres.
💜🦓 Imaginer un monde sans neuro-atypiques, c’est finalement mesurer leur absence. C’est ressentir le vide qu’ils auraient laissé.
Et peut-être doit on juste comprendre ceci
la différence n’est pas un accident de l’humanité, elle est le poumon de la richesse de la diversité
Il n est pas nécessaire de révolutionner la physique pour que notre « difference » ait de la valeur mais saluons tout de même ceux qui ont traversé les époques depuis leurs visions, leurs différences qui ont participé à changer le monde …
Léonard de Vinci, incapable de rester dans une seule discipline, dessinant des machines volantes cinq siècles avant leur réalisation.
Albert Einstein, élève jugé distrait, qui pensait en images et révolutionna notre compréhension du temps et de l’espace.
Marie Curie, animée par son obsession pour l’invisible.
Nikola Tesla, visionnaire électrique dont les intuitions dépassaient son époque.
Ou encore Emily Dickinson, recluse hypersensible, dont les poèmes ont traversé les siècles.
On ne saura jamais exactement comment fonctionnaient leurs cerveaux.
Mais on sait qu’ils voyaient autrement et que le monde respire mieux dans un espace qui accueille toutes les différences , toutes les particularités 💜
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