
💜🪨 Petit Caillou Atypique #103
TDAH, TSA… quand ça se ressemble, quand ça diffère, et quand les deux cohabitent
On parle souvent du TDAH ou du TSA, comme s’il fallait forcément être l’un ou l’autre
Mais la réalité clinique est plus nuancée que ça.
🌸 Les études officielles montrent qu’on peut être concernée par les deux.
Depuis plusieurs années, les classifications diagnostiques reconnaissent que le TDAH et le TSA peuvent coexister chez une même personne. Ce n’est ni rare, ni marginal.
🌼 Ce qui peut prêter à confusion (les ressemblances)
Le TDAH et le TSA partagent certains vécus, ce qui explique pourquoi on peut se reconnaître dans les deux :
fatigue sociale,
hypersensibilités sensorielles,
surcharge émotionnelle,
sentiment de décalage,
épuisement lié à l’adaptation permanente.
Ces points communs peuvent donner l’impression qu’on parle de la même chose.
Mais le cœur du fonctionnement n’est pas le même.
🟡 Là où ça diffère vraiment
Le TSA concerne surtout la manière dont une personne perçoit et comprend les interactions sociales, les codes implicites, la communication, avec souvent un besoin important de repères stables et prévisibles.
Le TDAH concerne surtout la régulation de l’attention, de l’énergie, des émotions et du temps. Ce n’est pas un problème de compréhension du monde, mais de gestion interne.
Autrement dit :
une personne TDAH peut très bien comprendre les codes sociaux… et pourtant être en difficulté pour les appliquer quand la fatigue, l’impulsivité ou la surcharge prennent le dessus.
💜 Quand les deux cohabitent
Les recherches montrent que :
une part importante des personnes avec TSA présentent aussi des traits TDAH
et qu’inversement, de nombreuses personnes TDAH présentent des traits autistiques.
Cela explique pourquoi :
certaines se reconnaissent fortement dans les deux descriptions,
différents professionnels peuvent avoir des lectures différentes,
et pourquoi le vécu peut évoluer au fil de la vie.
C’est une complexité neurodéveloppementale reconnue cliniquement.
🌸 Ce qui compte vraiment
Mettre des mots sur son fonctionnement, c’est une manière d’arrêter de se juger avec de mauvais outils.
On n’est pas un diagnostic.
On est une personne avec une histoire, une résilience, et des stratégies qui ont permis de rester en lien avec la vie.
Quand une question de TDAH, de TSA ou de cohabitation des deux se pose,
il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur une évaluation clinique sérieuse, menée par des professionnels formés à ces fonctionnements.
Des psychologues spécialisés comme Fabrice Bak accompagnent ce travail de compréhension et de diagnostic, avec rigueur et nuance.
🌼 Et ensuite ?
Ensuite, il y a le chemin qui commence vraiment :
celui de l’appropriation, de la déculpabilisation, de l’ajustement du quotidien,
et parfois du deuil de ce qu’on a cru être « mal chez soi »
C’est là que j’interviens.
Pas pour t’ajouter une douze millième étiquette,
mais pour t’aider à vivre avec ce que l’on découvre,
mettre du sens, de la douceur et des outils concrets
là où il y a souvent beaucoup de solitude.
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