POURQUOI C EST SI DUR DE PASSER A L ACTION POUR UN NEURODIVERGENT ?

@copyright2025CathyMonchéri

💜🌸Pourquoi c’est si dur de passer à l’action quand on est neuro-atypique ?

Tu sais ce moment où tu as une idée brillante… mais qu’elle reste coincée dans un coin de ta tête, comme si un mur invisible s’était dressé entre l’élan et le mouvement ? Ce blocage, tu ne l’inventes pas. Et si tu es neuro-atypique — hypersensible, HPI, TSA, TDAH, multipotentiel ou autre zébritude ,alors tu connais ce décalage : ton cerveau bouillonne, ton cœur s’emballe… mais ton corps ne bouge pas.

Bienvenue dans le monde complexe de l’émotionnel et de l’action chez les cerveaux différents.

🌻L’émotionnel comme chef d’orchestre… (mais parfois sans baguette)

Fabrice Bak, neuropsychologue spécialiste des profils à haut potentiel, explique que les neuro-atypiques ne sont pas « trop sensibles » mais « différemment sensibles » : leur cerveau capte davantage de signaux, enregistre plus d’informations, et déclenche plus intensément les émotions.

Autrement dit, ce n’est pas juste « un petit stress avant de s’y mettre » : c’est un tourbillon de peurs, de doutes, de scénarios, de fatigue émotionnelle… avant même d’avoir commencé quoi que ce soit.

Et chez certains profils (notamment les HPI ou TDAH), le cerveau fonctionne par activation émotionnelle. S’il n’y a pas de lien affectif, de sens ou d’urgence émotionnelle… eh bien, rien ne démarre.

☀️Monique de Kermadec et le piège du perfectionnisme paralysant

Chez les profils surefficients, le perfectionnisme n’est pas une coquetterie : c’est souvent une forme de mécanisme de défense. « Si je ne fais pas tout parfaitement, je vais échouer, être jugé »

Résultat ? Le simple fait de commencer devient vertigineux. Monique de Kermadec parle d’un besoin constant de validation interne… couplé à une peur très vive de l’échec. Difficile alors de se lancer dans l’action quand chaque tentative semble risquée émotionnellement.

🦋Jeanne Siaud-Facchin et la surcharge mentale invisible

Dans ses travaux, Jeanne Siaud-Facchin parle souvent de la tempête intérieure permanente des profils hypersensibles et HPI. Cette surcharge ne vient pas uniquement des tâches à accomplir, mais du poids mental anticipé de chaque action.

🟢Par exemple :

Rédiger un mail ? = Gérer la formulation, l’impact, les conséquences, les non-dits, les réponses possibles…

Ranger la chambre ? = Organiser l’espace, prioriser, décider quoi garder, affronter les émotions liées aux objets…

Chaque geste devient une aventure émotionnelle, où l’enjeu n’est pas l’action en soi… mais tout ce qu’elle réactive en amont.

🟡Une métaphore simple : le dentifrice émotionnel

Imagine un tube de dentifrice. Si tu appuies doucement, il sort calmement. Si tu le serres trop fort, tout déborde.

Chez les neuro-atypiques, l’émotion est souvent déjà à ras bord. Il suffit d’une tâche minime (ranger un papier, envoyer un SMS, remplir un formulaire) pour que tout déborde : anxiété, fatigue, évitement, dévalorisation. Résultat : on repousse, on culpabilise, on se sent « nul »… et on reste figé.

🌸Et alors, on fait quoi ?

Heureusement, ce n’est pas une fatalité. Le lien entre émotionnel et action peut se réharmoniser avec des outils simples ,et un peu d’humour :

  1. Micro-victoires visibles.
    Faire une toute petite chose et la valider comme une victoire. Oui, poster ce courrier, c’est une victoire. Ranger une étagère, aussi.
  2. Le « starter affectif ».
    Créer une émotion agréable avant d’agir : musique préférée, odeur aimée, discussion avec une personne ressource. Cela active la dopamine et relance le moteur.
  3. Une action… vraiment minuscule.
    Plutôt que « faire tout le tri administratif », commence par « sortir le dossier et prendre un stylo ».
  4. Externaliser les émotions.
    Écrire, parler, dessiner ce que tu ressens. Faire sortir l’émotion permet de réduire sa puissance paralysante.
  5. Ne pas se juger. Jamais.
    Remplace « je suis nul,le » par « mon système est en surcharge, je vais l’aider à redémarrer doucement ».

💜En conclusion

Si tu es neuro-atypique, ce n’est pas que tu procrastines par paresse. C’est que ton émotionnel agit comme un filtre ultra-sensible entre l’intention et l’action.

Ce que les autres font « machinalement », toi tu le vis comme une course d’obstacles sensoriels, affectifs et cognitifs. Mais tu n’es pas bloqué,e. Tu es complexe. Et il existe mille façons de danser avec ton fonctionnement plutôt que de lutter contre.

Alors respire. Reviens à ton propre tempo. Et célèbre chaque pas.
Même minuscule.
Surtout minuscule.

🦓🦓🦓 Et si tu n’avais pas à tout porter seul,e ?
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