NEURO-ATYPIQUE ET PLANNING QUOTIDIEN

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💜🦓Neuro-atypiques et planning quotidien : repères, exemples et astuces🦓💜

Parler de planning quand on est neuro-atypique, c’est entrer dans un terrain sensible : pour certains, c’est un tuteur vital ; pour d’autres, une montagne impossible à gravir. Autistes, hauts potentiels, personnes avec TDAH… chacun vit le temps différemment. Pourtant, des repères communs et des pistes pratiques existent pour apprivoiser cette relation complexe.

Comme le rappelle le psychologue Fabrice Bak (La précocité dans tous ses états), « la structuration du temps est un tuteur extérieur indispensable ». Mais encore faut-il que ce tuteur s’adapte à la personne, et non l’inverse.

☀️☀️1. TSA : la routine comme boussole

🌻Exemple concret
-Léa, 12 ans, TSA, s’angoisse si le bus scolaire change d’itinéraire ou si le repas du soir est remplacé à la dernière minute.
-Mais quand ses journées sont prévisibles, elle devient beaucoup plus disponible pour les apprentissages ou les loisirs.

💡 Astuces

  • Utiliser un planning visuel (pictogrammes, couleurs, photos des lieux).
  • Prévenir les changements à l’avance, même minimes.
  • Créer des rituels d’ancrage (toujours commencer la journée par le même geste, par ex. cocher une case, boire une boisson précise).

🦓🦓2. Haut potentiel : l’arborescence et l’éparpillement

🌸Exemple concret

  • Karim, 35 ans, HPI, commence sa matinée avec la tâche simple : “envoyer un mail de relance”. Deux heures plus tard, il a lu trois articles scientifiques, esquissé une idée de projet… mais le mail n’est toujours pas parti.

💡 Astuces

  • Utiliser la méthode des 3 priorités du jour (écrire seulement 3 tâches principales sur un post-it).
  • S’appuyer sur la technique Pomodoro (25 min focus / 5 min pause) pour canaliser l’énergie créative.
  • Noter toutes les idées parasites dans un “parking à idées” (carnet ou appli) pour les traiter plus tard.

🌈🌈 3. TDAH : la cécité temporelle

⭐️Exemple concret

  • Camille, 28 ans, TDAH, se dit : “Je vais ranger la cuisine vite fait avant de sortir”. Elle réorganise les placards, lit des recettes en ligne… et arrive avec une heure de retard à son rendez-vous.

💡 Astuces
• Utiliser des timers visuels ou sonores (ex. Time Timer, minuteur de cuisine) pour matérialiser le temps.
• Planifier à rebours : “Si je dois partir à 14h, j’arrête à 13h30, je range à 13h45, j’enfile mes chaussures à 13h55.”
• Fractionner les grandes tâches en micro-actions : “Vider le lave-vaisselle” → “ouvrir la porte / sortir assiettes / sortir verres”.

🔴 4. Quand le planning devient ennemi

Exemple concret

  • Julie, HPI + TDAH, a acheté dix agendas différents dans sa vie. Tous abandonnés au bout de quelques jours, avec un sentiment d’échec.
  • Chez elle, le planning rigide devient une pression supplémentaire.

💡 Astuces
• Utiliser un agenda souple : par ex. un cahier sans dates fixes, à remplir seulement quand besoin.
• Se limiter à des routines minimales (un repère du matin, un repère du soir, et le reste flexible).
• Introduire de la ludicité : stickers, couleurs, petits rituels joyeux pour rendre l’organisation attrayante.

🟢 5. Astuces universelles pour apprivoiser son planning 🟢

  • Externaliser la mémoire : tout noter à l’extérieur (papier, appli simple, post-it sur le frigo).
  • Prévoir des zones tampons : accepter que “ça prend toujours plus de temps que prévu”.
  • Inclure les temps morts comme de vraies tâches (“repos”, “pause café”, “rien”).
  • Grouper les tâches : faire ses courses en une fois, répondre à ses mails par lots, etc.
  • Ritualiser la préparation : planifier sa journée la veille au soir en 10 minutes.
  • Personnaliser son support : un simple cahier pour certains, un agenda décoré pour d’autres, une appli minimaliste pour les plus technophiles.

🔵 Conclusion

Il n’existe pas de planning idéal pour les neuro-atypiques. Mais il existe un point commun : le planning doit être au service de la personne.
Comme le souligne Fabrice Bak, “le temps structuré devient un appui extérieur qui rend possible l’émergence du potentiel”.
Chacun peut expérimenter, tâtonner, chercher son équilibre entre cadre et liberté. L’essentiel n’est pas d’avoir “le bon agenda”, mais de trouver le juste dosage pour que le temps cesse d’être un adversaire, et devienne un allié.

🟡 Référence principale

  • Fabrice Bak, La précocité dans tous ses états, L’Harmattan, 2013.

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