
☀️☀️Lâcher prise ? Impossible… ou partiellement possible ?
🔴- 1. La croyance toxique : « Je ne peux pas lâcher prise »
Nombre d’adultes neuro‑atypiques pensent que lâcher prise équivaut à renoncer au contrôle, au sens ou à la vigilance. Tel un réflexe automatique, cette croyance devient une prison : illusoire et lourde — car s’autoriser à relâcher est perçu comme suicidaire émotionnellement.
🔵- 2. Le syndrome de Cassandre : percevoir sans être entendu
Comme Cassandre, certains HPI ou hyper-intuitifs anticipent la détresse sans savoir l’expliquer. Ignorés, ils refusent inconsciemment de lâcher prise, car l’ignorance collective nourrit leur anxiété. L’éveilleur intérieur devient un prisonnier de son anticipation justifiée — mais non validée.
🟡- 3. Les éclairages de Monique de Kermadec
Selon Monique de Kermadec, souffrir n’est pas une fatalité, même pour un adulte surdoué :
-Elle prône la reconnaissance de la souffrance, l’acceptation de renoncements symboliques, et un travail de résilience adapté à leur sensibilité profonde .
-Le lâcher prise peut devenir une décision stratégique, un désinvestissement temporaire de certaines pensées ou perfectionnismes pour mieux reconstruire ensuite.
🟣- 4. Siaud‑Facchin : entre intelligence qualitative et fragilité émotionnelle
Jeanne Siaud‑Facchin rappelle que :
-Le QI est un outil indicatif, non la définition globale d’un individu. Se fier uniquement à ce score, c’est rater la complexité du surdon

-Le lien entre douance et bonheur n’est pas automatique. Au contraire : le surdon cognitif est souvent lié à une sensibilité accrue, un sentiment d’isolement, une anxiété permanente 
-Elle identifie aussi le besoin crucial de nommer la différence, sans jugement ni pression de réussite, pour limiter la culpabilité liée à l’attente (et le non accomplissement) 
☀️☀️- 5. Exemples concrets de hauts potentiels
-Une femme découvre sa HPI à 34 ans. Elle décrit un « brouillard mental permanent », un stress existentiel latent, une hypersensibilité totale dans l’émotion et la pensée — mais aussi un intense besoin de reconnaissance et de sens dans ses choix de vie 
🌸Plusieurs témoignages confirment : comprendre sa différence, c’est enfin relâcher la pression, même très progressivement. Certains évoquent la pleine conscience comme outil de lâcher prise conscient, déclencheur de reconversion ou d’apaisement intérieur.
🌻- 6. Pourquoi la croyance tient (et comment l’effriter)
-Obstacle : Anticipation anxieuse (syndrome de Cassandre) :
Pourquoi ça bloque : On croit que lâcher prise = abandon du contrôle, donc danger.
Alternative : Mettre en place des rituels sécurisants, sans chercher la perfection.
-Obstacle : Perfectionnisme / peur de l’échec :
Pourquoi ça bloque : Lâcher prise est vu comme une faiblesse ou un risque de décevoir.
Alternative : Fractionner les tâches, cultiver la suffisance douce (“ça suffit comme ça”).
-Obstacle : Hyper-réflexion / mental qui tourne en boucle :
Pourquoi ça bloque : Réfléchir remplace l’action, donc rien ne bouge.
Alternative : S’autoriser à faire sans tout comprendre, tester avant de maîtriser.
-Obstacle : Absence de modèles ou normes adaptées :
Pourquoi ça bloque : Personne ne nous a montré comment “lâcher”.
Alternative : Lire ou écouter des récits d’atypiques qui ont trouvé un équilibre sans se trahir.
🩵- 7. Le lâcher prise : pas une disparition, mais un choix conscient
Se délester mentalement, ce n’est pas se perdre. C’est :
- Accepter une part de vulnérabilité temporaire,
- Expérimenter petit à petit (ne pas répondre instantanément, lâcher un projet sans culpabilité),
- Construire un rapport différent à l’action : de “tout prévoir” à “je pilote ce que je sais, j’ajuste ensuite”.
☀️☀️- 8. Quelques pistes à explorer
- Tenir un journal des scénarios anxieux fréquents.
- Créer une mini-charte de lâcher prise pour la journée
- S’abonner à des témoignages de HPI qui partagent leur chemin de lâcher prise (par ex. journaux, blogs de personnes ayant fait le test tardivement).
- Réserver du temps pour respirer sans objectif, sans pression.
💜💜 Conclusion ?
La croyance « je ne peux pas lâcher prise » tient car elle repose sur des automatismes biologiques (hypervigilance), des peurs intériorisées (échec), et des normes perfectionnistes.
Mais elle s’effrite dès lors que l’on nomme ses mécanismes, que l’on pratique le lâcher prise conscient, et qu’on accompagne l’intelligence singulière d’une stratégie émotionnelle adaptée.
Un chemin possible, concret, et apaisant , sans renier ce qui fait vibrer ton fonctionnement unique.
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